La troisième main exposition 24-25-26 avril 2026

 


 

La troisième main


Exposition collective avec Laëtitia Delvin, Pierre Touron, Olivier Specio, Lionel Tritschler

Organisée par Open the door 71

Lieu : 71 cours Édouard Vaillant 33300 Bordeaux / atelier Lionel Tritschler

Date : 24-25-26 avril 2026 Vernissage vendredi 24 au soir

Horaires : 14h-19h


La «troisième main», c'est l'idée métaphorique de Philippe Guston lorsqu’il parle de l’expérience du peintre où l'idée de transcendance dans le travail de création et que Picasso exprimait ainsi : «La peinture est plus forte que moi, elle me fait faire ce qu'elle veut». Peindre n'est pas dépeindre*, plutôt prendre des chemins de traverse, arriver en terrain inconnu.

Ici, pas d’algorithmes, pas de scrolling, la main est reine, l'esprit affranchi, le crayon de Pierre touron est aussi imprévisible que labyrinthique, et le territoire obscur d' Olivier Specio ressemble fort à celui de l'âme et de la bête, il nous ramène à cette dualité que nous portons tous en nous.

Savoir se perdre est le mot d'ordre, se laisser aller à une «pensée rêvante», de celle dont Xavier de Maistre nous fait l' éloge dans «Voyage autour de ma chambre», plaidoyer à laisser vagabonder son imagination, une ode à la méditation et au détachement, non sans une pointe d'humour et d'ironie. Que faire dans un monde obsolète qui veut tout contrôler, tout programmer? Rompre le fil devient une nécessité, ce dont Laëtitia Delvin s'investit en mélangeant empreintes identitaires et motifs. De ces déchirements naissent d'autres liaisons, d'autres lieux, qui n'évoquent plus une origine précise mais de multiples foyers originels qui s'enrichissent mutuellement en tissant invariablement de nouveaux liens. Aussi ces fils invisibles, qui associent des éléments épars, prennent une dimension étrange dans mes peintures à travers un cheminement pictural fait de détours, égarements, et mises à distance.

Pour chacun, une manière d'apporter une autre présence tendant à l'insaisissable et à l'énigmatique, de faire court circuit; d'un côté, il y a la lutte avec la matière, de l'autre le dialogue intérieur; mais au fond que veut vraiment l'artiste? si ce n'est poser un dilemme, déjouer les interprétations, rester perplexe. La «troisième main» c'est cette volonté de contradiction, ce «je ne sais quoi» qui dit non, ce qui reste d' imprévisible, ce qui nous porte au delà de la simple représentation, qui nous ouvre des portes.

Lionel Tritschler

*«Écrire n'est pas décrire, peindre n'est pas dépeindre» Georges Braque


Avec:

Laëtitia Delvin

Designer textile et artiste textile, j'aime jouer avec les motifs, les couleurs, la matière. Le textile est mon langage, le fil mon conducteur. J'aime que les médiums s'entremêlent pour que, de fil en aiguille, et par déconstruction, faire perdre le fil. Puis tout relier, et dans un nouvel assemblage, un processus de «collage» faire émerger une autre vision comme de nouvelles questions quant à mes fils d'Ariane, «multiculturalisme», «syncrétisme» ou encore «quête identitaire» ...

Pierre Touron

Depuis bientôt 10 ans, Pierre Touron a fait le choix du dessin. Rien que du dessin. «Mon travail se développe comme un chemin auquel je n'impose aucune direction particulière, je laisse venir …» Ainsi se côtoient dans sa production des paysages oniriques, des «portraits recomposés», et plus récemment des œuvres abstraites . C'est avec beaucoup de soin et de minutie que l'artiste donne corps à ses dessins, tout en assurant une grande unité de style.

Olivier Specio

Animaux ou portraits, les peintures, les gravures, les dessins, les sculptures d’Olivier Specio parlent d’un territoire inconnu, d'un territoire perdu. Celui de l'enfance parfois. Les lieux n’existent pas dans ses peintures, seul l’individu, sous toutes ses formes, reste le lieu d’une bataille, celle d’une pensée raisonnée qui tente de répondre au chaos. Sa recherche est celle d'un équilibre instable, contrasté, et parfois dangereux. Entre enfance et animalité, ombre et lumière, douceur et brutalité.

Lionel Tritschler

Ma peinture, aux images à la fois achroniques et punk, doit pour moi rester énigmatique, plurielle, aux multiples visages. Elle se place sous le signe du rêve et des métamorphoses que suggèrent sa pratique elle-même. La peinture me saisit quand au fil du processus pictural, après construction et déconstruction, elle se fait «apparition»;«voir la Vierge» comme disait, avec humour, Jacques Audiard en parlant de son travail.






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